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Généalogie : Des Labrecque d'exception

Sœur Philomène Labrecque (1852-1920)


Le 30 décembre 1852 naît Philomène Labrecque à Saint-Raphaël de Bellechasse, elle est le fille de Augustin Labrecque, et de Sophie Gagnon. Elle est la huitième des dix enfants du couple.

Son père, d’abord cultivateur, devient progressivement journalier à compter de la fin du régime seigneurial en 1854 et s’adonne surtout au transport des voyageurs et de la poste. Les pauvres revenus de la famille sont augmentés par Sophie Gagnon, ancienne institutrice qui, avec son sens des affaires, a installé un petit magasin dans la maison familiale située à l’ombre de l’église paroissiale ; une autre pièce servira de local à la première école du village, ouverte en 1854.

À 13 ans, elle termine sa scolarité afin de prêter main forte à la famille déjà privée de mère, à l'âge de trois ans, et dont le père est gravement malade.

À la mort de son père, en 1865, elle est d’abord recueillie par sa marraine. Elle travaille chez un marchand pour travailler. Ensuite, à 16 ans, elle travaille comme domestique à Québec pendant une dizaine d'années.

À 26 ans, courtisée par un jeune homme qui la demande en mariage, elle semble hésiter à répondre. À la fin d'une retraite à Sainte-Anne-de-Beaupré, elle se décide pour le mariage. Cependant, le lendemain, sans aucune hésitation possible, elle opte pour la vie religieuse.

Le 8 juin 1878, elle rentre au Couvent des Sœurs du Bon-Pasteur à Québec comme tertiaire dominicaine.

En 1881, l'évêque de Chicoutimi demande au Couvent des tertiaires pour assumer la direction des services au séminaire. Parmi d'autres, Philomène est choisi pour aller à Chicoutimi. Philomène désire devenir dominicaine et de fonder une communauté de dominicaines.

Le Bon-Pasteur n'ayant pas renouvelé le contrat à la date fixée du 30 août 1887, le cardinal Taschereau consent au projet de fondation de Sœur Philomène afin de conserver les tertiaires au séminaire. Des 28 tertiaires, 14 optent librement la nouvelle communauté.

Le 16 septembre 1887 est la date officielle de la création de la fondation. Le 15 août 1888, les 14 fondatrices prononcent leurs premiers voeux. Philomène prend le nom religieux de Marie de la Charité. La vie dominicaine s'organise autour de deux grands pôles identifiés par la devise : « Oratio et labor », soit prière et travail. Au décès de Sœur Catherine de Sienne, prieure, Mère marie de la Charité est élue prieure.

En 1898, 11 ans après la fondation des Dominicaines de l'Enfant-Jésus, la fondation compte 43 dominicaines.

Voici les endroits où les Dominicaines au temps de Mère Marie de la Charité, en plus du Séminaire, oeuvreront :

  • 1898 : à l'Archevêché de Québec.
  • 1902 : à Trois-Rivières où l'évêque exige cependant que ses soeurs forment une communauté autonome.
  • 1910 : à Makina au Manitoba où les clercs de Saint-Viateur ont la charge de l'orphelinat.
  • 1914 : à l'Archevêché de Régina en Alberta.

Après 25 ans sous la tutelle du Séminaire de Québec, la Congrégation obtient son autonomie en 1914.

Le 29 août 1914, la Congrégation fait l'achat de la villa Bursthall, situés sur le chemin Saint-Louis, au coût de 35 000 $. Dès septembre, 25 sœurs viendront habiter la Maison Mère. Une nouvelle œuvre est aussi créée celle de l'hospitalisation pour les prêtres malades agés du diocèse.

Les principaux revenus trop restreints viendront de la pension de trois prêtres retraités, de la confection des hosties, des travaux de couture, de la vente d'images reproduites à l'atelier de la photographie, de la vente des légumes cultivés sur une partie du terrain et de la vente de lait provenant de leur unique vache. Si la vie communautaire est un dur labeur, elle est aussi l'école de la joie, du rire et de la gaiété.

À 68 ans, Mère Marie de la Charité, épuisée, est malade. Elle meurt le 1er juillet 1920.

Les effectifs de la communauté, qui étaient d’environ 75 en 1913, ont presque doublé à la mort de mère Marie de la Charité.

Les Dominicaines de la Trinité sont fondées en 1967. Elles résultent du regroupement des Dominicaines de l'Enfant-Jésus et des Dominicaines du Rosaire.

Depuis, la communauté n’a cessé de croître, de prospérer et de rayonner : 70 fondations, où elle œuvre dans les domaines de l’hospitalisation, de l’enseignement (à plusieurs niveaux) et dans d’autres services, dans différents pays et continents. Outre au Canada, on la retrouve au Pérou, aux Philippines, ainsi qu’au Burundi et au Rwanda, en Afrique. En 1992, elle comptait 350 membres environ, et le gros des nouvelles recrues venait des Philippines.

Source :
Plusieurs Bulletin des Labrecque
Chapitre 14 du livre : « Les Labrecque en Amérique de l’Association des Labrecque »;
Généalogie : Les Labrecque tous réunis - CD de la généalogie des Labrecque

Suggestion de lecture : Le livre de Giselle Huot « Une femme au séminaire : Marie de la Charité (1852-1920), fondatrice de la première communauté dominicaine du Canada », Editions Bellarmin, 1987.;»


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